Conférences
27 mars

Gestion des sols contaminés : mieux analyser les risques

Innovations et technologies propres

- Terrains contaminés en milieu résidentiel : risque pour la santé, risque pour l'environnement ou risque financier?

Le passif environnemental relié aux propriétés résidentielles contaminées à Montréal frôlerait 30 M$. Les secteurs contaminés occuperaient environ 27% du territoire. Depuis février 2017, la Société canadienne d’hypothèque et de logement accorde, au cas par cas, une assurance-prêt ou un financement bancaire sur des propriétés résidentielles comportant des sols non conformes sur la base d’un avis toxicologique et écotoxicologique. Pour sa part, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a choisi de cibler ses interventions sur les activités industrielles visées par le Règlement pour la protection des terrains contaminés. L’enjeu des terrains contaminés en milieu résidentiel doit être discuté entre les parties prenantes afin de définir un mode de gestion clair et transparent permettant de gérer adéquatement les risques financiers pour les acheteurs, les vendeurs et les prêteurs, tout autant que les risques pour la santé et pour l’environnement. Lors de cette conférence plusieurs pistes de solutions seront avancées.

- Évaluation des risques toxicologiques et écotoxicologiques et impraticabilité technique en gestion de sites contaminés

L’évaluation des risques toxicologiques et écotoxicologiques est utilisée au Québec comme alternative de gestion des sols contaminés depuis plus de 20 ans. En opposition à la majorité des juridictions nord-américaines, le recours à l’évaluation des risques en présence de contamination aux hydrocarbures pétroliers ou COV n’est pas permis au Québec. Le site doit alors être réhabilité au critère générique d’usage. Nous présentons ici des cas de sites contaminés aux hydrocarbures pétroliers ou COV, et pour lesquels une combinaison de décontamination traditionnelle, traitement in situ, évaluation des risques et impraticabilité technique ont permis la réhabilitation et la valorisation des sites. Les sites concernés présentaient des problématiques qui rendaient la décontamination traditionnelle insuffisante ou techniquement impraticable, dont notamment l’étendue et la profondeur de la contamination, et où l’efficacité du traitement in situ atteignait ses limites.

- Conférence 3 (À venir)